Les compagnies aériennes se mettent au vert

source image pixabay

Soucieux de l’environnement, vous songez à partir en vacances. Problème, l’avion est souvent pointé du doigt à cause de ses émissions de dioxyde de carbone. Au moment de réserver votre billet, vous voyez une inscription “55% d’émissions de CO2 en moins”. Comment les compagnies font-elles pour réduire leurs émissions de dioxyde de carbone ? Quel est le futur du transport aérien ? C’est ce que nous allons voir…   

Pour avoir les meilleures informations possibles, nous avons décidé d’appeler les compagnies aériennes Swiss et EasyJet. La compagnie aérienne nationale ne nous a pas répondu ce qui fait que notre source est le site de Swiss et le transporteur britannique nous a redirigés vers son site internet.  

Comment réduisent-elles leur impact sur le climat ? 

Avant tout, nous devons comprendre comment les estimations d’émission de CO2 sont calculées. Il existe une formule très simple pour estimer cela : on multiplie la quantité de carburant utilisé pour le trajet par le facteur d’émission, qui est la quantité de dioxyde de carbone émise (pour un litre d’essence brûlé par exemple).  

Le kérosène est très polluant, il produit 3,15 tonnes de CO2 pour une tonne de ce combustible. 

Il existe plusieurs solutions méconnues du public qui consistent par exemple, à réduire considérablement le poids des avions en remplaçant les sièges par des autres plus légers. Pour les mouvements au sol (appelés “taxi”) un seul moteur est en marche. 

Actuellement, avec les technologies que nous avons, il n’est pas possible de ne pas émettre de CO2 mais il est possible de les compenser. Par exemple, La compagnie aérienne EasyJet investit dans des projets comme la plantation des arbres, la protection des forêts ainsi que dans les énergies renouvelables. Le transporteur garantit que ses mesures ne feront pas augmenter le prix des billets. 

EasyJet investit dans un parc solaire un parc solaire au Tamil Nadu en Inde. Composée de 820 mille panneaux solaires, cette installation permettrait à l’Inde, un pays très dépendant des énergies fossiles, de réduire son bilan carbone d’environ 350 kilos tonnes par an. 

Quid de notre compagnie nationale (Swiss) ? 

Le transporteur suisse annonce avoir diminué de 29% sa consommation de carburant depuis 2003. La compagnie a pour objectif de diviser par 2 ses émissions de dioxyde de carbone d’ici à 2030 et vise la neutralité carbone pour 2050. La firme investit dans de nouvelles technologies d’avions et de moteurs. Swiss explique que sur une distance de 100 km, 78 grammes de CO2 sont émis par passager. A titre de comparaison, une petite voiture émet 110 grammes par kilomètres. Ce qui fait que les vols long-courriers restent une solution acceptable étant donné les distances parcourues. 

Comment seront les avions dans le futur ? 

Une solution à terme serait de remplacer les avions que nous connaissons actuellement par des aéronefs à hydrogène.  

Avant d’aller plus loin, nous allons comprendre ce qu’est l’hydrogène.  H2 (sa formule chimique), est un des éléments les plus légers que nous trouvons sur Terre. Dans la nature, il est présent par exemple dans l’eau (H2O), dans le pétrole (en fait les hydrocarbures) ainsi que dans le gaz naturel. On en trouve donc dans les océans, les mers, les rivières et dans l’atmosphère.  

Les grands constructeurs comme Airbus s’associent avec d’autres entreprises avec le projet “ZEROe” pour développer ce genre de moteurs et voler pour la première fois sans émettre de CO2 d’ici à 2035. Des essais sur des airbus A380 avec 5 moteurs dont un à hydrogène sont déjà en cours. 

Et pour les plus curieux… 

Pour faire avancer les avions, l’hydrogène serait stocké sous forme liquide ou gazeuse à une température de moins 235 degrés. Une pile à combustible est composée de deux électrodes, l’anode et la cathode. Le dihydrogène passe dans l’anode où les molécules sont décomposées en électrons et en ions H+, des atomes manquant d’un électron. Les ions peuvent franchir la membrane pour aller dans la cathode qui reçoit aussi du dioxygène. Il y a donc une surcharge d’électrons dans l’anode et un déficit dans la cathode. Il y a un conducteur qui fait circuler les électrons vers la cathode ce qui crée de l’électricité. Une fois arrivés dans la cathode, les électrons vont se combiner avec les ions qui redeviennent de l’hydrogène pour former de l’eau lors de leur rencontre avec de l’oxygène. Cela veut dire que le seul déchet produit par l’avion est de l’eau ! 

Théo et Cyril