Les voitures hybrides ont pris une place très importante dans le commerce de la voiture aujourd’hui. Mais sont-elles vraiment écologiques et avantageuses pour le climat ?

De nos jours, à la suite du réchauffement climatique, les voitures électriques sont de plus en plus utilisées. Mais ce type de véhicule a un inconvénient : leur autonomie est plus faible et fabriquer de bonnes batteries est très compliqué. Ont alors été créées les voitures hybrides, moitié électrique, moitié à essence, qui ont rapidement été présentées comme le juste milieu entre les deux extrêmes.
Elles ont rapidement séduit une grosse partie de la population et sont aujourd’hui très présentes sur le marché automobile. Le fait de faire ou de penser faire une action pour le climat en achetant un de ces véhicules en motive beaucoup à en acheter. Mais d’autres critères ont également compté : certains cantons ont décidé d’offrir une prime à l’achat d‘une voiture hybride comme le valais par exemple : de 2’500 francs à 5’000 francs. Le but étant de motiver les consommateurs à acheter des véhicules plus écologiques et durables. Mais nous allons voir que ceux-ci ne le sont pas forcément.
Récemment, de nouvelles études ont été publiées sur les voitures hybrides, et elles ne sont pas toutes flatteuses : celle de l’ATE (Association Transport et Environnement) par exemple. Dans sa revue “Écomobiliste”, celle-ci lève le voile sur les problématiques de la voiture hybride rechargeable. Ce qui ne va pas avec ce type de véhicule, c’est qu’ils sont beaucoup moins écologiques que leurs fabricants ne veulent le laisser paraître : une voiture hybride rechargeable permet de rouler à l’électricité avec une autonomie d’environ 50 kilomètres pour la plupart, puis de passer en mode essence et de finir le trajet s’il est trop long. C’est donc théoriquement un gain d’énergie et une solution écologique. Mais dans la pratique, c’est très différent : si le véhicule n’est pas rechargé chaque fois que la batterie est vide, il consommera 28 à 89 % de CO2 en plus que les chiffres annoncés. De plus, le mode électrique de ces voitures manque souvent de puissance et ne parvient pas ou difficilement à monter des pentes raides, ce qui pose problème si on habite dans un pays vallonné comme la Suisse.
Dans beaucoup de situations, il faut utiliser le moteur thermique et augmenter la consommation d’essence qui ne concordera plus avec les chiffres officiels. La batterie électrique ajoute aussi beaucoup de poids et la voiture utilise plus de carburant, puisque ses moteurs tournent à plein régime. En bref, ces véhicules ne sont pas aussi écologiques qu’on le prétend.
Mais alors, quel type de voiture doit-on utiliser pour baisser notre impact climatique ?
Il y a en réalité beaucoup d’alternatives à ces véhicules : tout d’abord, les voitures hybrides non-rechargeables, qui se rechargent uniquement en roulant. Ces voitures présentent les avantages de leur homonyme, mais ni les inconvénients liés à la mauvaise recharge de la batterie, puisqu’elle se recharge toute seule en roulant, ni ceux liés au poids de ladite batterie, qui est beaucoup plus légère. En revanche, leur autonomie est bien plus basse que celle des hybrides rechargeables, et une fois la batterie épuisée, elle roulera au moteur et consommera comme une voiture normale.
Une autre alternative serait la voiture totalement électrique. Malgré le fait que sa batterie pollue énormément à la fabrication, ce désavantage est largement compensé par le fait que la voiture n’émet aucun CO2. Ainsi, si la voiture électrique est gardée assez longtemps, sont bilan carbone sera bien moindre que celui d’un véhicule à essence ou hybride. De plus, le coût de la recharge est de 60 à 80% inférieur à celui d’un plein d’essence.
Une troisième alternative, beaucoup moins connue, est celle de la voiture à hydrogène. Cette voiture utilise l’hydrogène pour se déplacer et n’émet aucun CO2, la seule chose qu’elle rejette étant de l’eau, et n’a pas le problème des nuisances sonores puisqu’elle est parfaitement silencieuse, comme les voitures électriques d’ailleurs. Ce type de véhicule a aussi une grande autonomie, presque autant qu’une voiture à essence. Cependant, transformer ce gaz en carburant nécessite une grande quantité d’énergie, et si celle-ci n’est pas renouvelable, le bilan carbone augment d’un coup. De plus, il y a très peu de station de recharge pour voiture à hydrogène en Europe et ce gaz est hautement inflammable. C’est pourquoi il n’y a que deux modèles de voitures à hydrogène sur le marché aujourd’hui.
En conclusion, les voitures hybrides rechargeables ne sont pas la solution. Leur véritable impact énergétique et plusieurs fois supérieur à celui annoncé lors de la vente. Il existe néanmoins beaucoup d’alternatives comme les voitures hybrides non-rechargeables, les voitures électriques ou même les véhicules à hydrogène. Mais aucune de ces solutions n’est parfaite… Trouverons-nous un jour un véhicule totalement écologique ?
Sources :
